7 juil. 2008

8-4-Une Tortue Vagabonde

En Juin 2004, quand Arlette l'a offerte à Mamie Françoise, elle était trop petite pour que l'on voit si c'était un garçon ou une fille ...

C'est comme çà chez les tortues.
Aussi on l'a appelée SIDONIE !

Sidonie, avec un prénom de fille, est un garçon de 3 ans
qui a beaucoup grandi cette année.
Son enclos, pourtant agrandi et surelevé par Papy Claude, ne lui convient plus.
En Juillet et Août, il (elle ? ... la tortue) a fait 2 petites fugues,
juste pour aller voir si l'herbe était meilleure dans le carré d'à côté !
Benjamin l'avait découverte sous les iris,
pendant que Mamie Françoise la cherchait bien plus loin !

Mais depuis le 10 Août, elle s'ennuie,
il n'y a plus d'enfant pour la chercher en mettant son petit bout de nez à son niveau,
Papy et Mamie ne sont pas assez souples pour çà !
Elle en a aussi assez de manger des pissenlits que Mamie lui cueille,

elle aime çà c'est vrai,
mais elle a envie d'un menu plus varié !
Alors elle sort ... sans demander la permission ...
et elle disparait pendant des jours !
Et Papy et Mamie la cherchent !
Depuis presque un mois, ils ne l'ont rencontrée que quelques fois !

Un petit nez qui pointe sous les hémérocalles de la pelouse,
c'est elle ... qui fait demi-tour, indifférente,
pour aller brouter une herbe qui pousse entre les dalles de la terrasse
une tortue tondeuse à gazon !
et qui re...disparait !
Le lendemain, une masse arrondie grimpe sur le tronc
du lierre devant l'ancien poulailler,
elle est à 30 cm de hauteur, n'a pas la place de se retourner,
elle hésite longuement ... rentre la tête
et... se laisse tomber sur la pelouse ... un peu secouée,
elle repart et décide qu'il est l'heure de dormir,
il y a justement, tout près, un trou à sa taille dans le mur de la buanderie !
une tortue grimpeuse !
Une semaine de vagabondage .. pas de tortue dans les coins habituels !
C'est un peu inquiétant !
Même Mamie Paulette se fait du souci et demande
au téléphone : 
"Tu as retrouvé la tortue ?"

Rencontre inopinée !
Elles sont aussi surprises l'une que l'autre !
Mamie monte jeter des épluchures dans la cuve à compost et
Sidonie se balade tranquillement devant la cabane du haut !
Comment est-elle arrivée là ?

vraiment une tortue grimpeuse !
Inspection de la terrasse, les escaliers ... pas possible ! ni côté cellier, ni côté poulailler !
Une seule possibilité : un petit tas de feuilles mortes, au pied des lavandes,
derrière la salle à manger,
mais elle a dû user ses ongles pour y arriver ! Il a fallu s'aventurer sur la pente,
les petits enfants étaient bien plus gros qu'elle quand ils sont arrivés à passer par là !

c'est une tortue aventureuse !
Mamie décide de la remettre dans son enclos, la météo a annoncé de la pluie,
elle sera à l'abri sous son pôt de fleurs renversé et rempli de foin odorant, juste changé.
Et non, peu de temps après, elle est dehors, sur le carrelage de la terrasse !
Elle nous voit, fait demi-tour pour retourner se cacher sous les marguerites,
nous rentrons ... elle ressort, contourne un pot de fleurs ... nous voit et repart sous sa cachette !
c'est une tortue coquine !

Elle repart finalement sur la terrasse, contourne toute la maison,
broute un brin d'herbe par ci, un bout de figue par là, le bonheur .. quoi !Nous la retrouvons dans la "cunette" derrière la maison, elle essaie de grimper sur le rocher,elle est debout sur ses pattes arrières face à un rocher d'un mètre cinquante de hauteur,


là c'est une tortue prétentieuse !
Elle nous voit et retourne se cacher sous les herbes de la cunette.
Adrien, quelques minutes plus tard la cherche ... sans succès.
Nous ne l'avons pas retrouvée pendant des jours !
Et puis cette semaine, grand retour !

une tortue revenante
Samedi, elle est venue voir Papy qui travaille devant la serre !
et oui, elle est repartie là haut !
c'est une tortue tétue !
Lundi, elle a voulu rentrer en classe avec vous,
elle se baladait ... dans vos cabanes tout en haut du jardin,
je l'ai trouvée croquant allègrement un pissenlit (finalement c'est bon) trop haut pour elle,
les deux pattes avant sur une pierre et le cou dressé.

Le temps d'aller chercher l'appareil photo .. elle avait re...disparu !
Mardi, elle se promène devant le coin où Papy fait du feu, quelques trèfles montrent leur nez .. et croc !
Le tas de bois va faire un super abri pour la nuit.
Mercredi, aujourd'hui, papy m'appelle, les feuilles sèches crissent
entre les lavandes blanches, sur le rocher,
C'est elle, elle se rapproche de la verdure, elle a du trouver le terrain un peu sec là haut,
il n'a presque pas plu cet été, ce coin là finalement est plus vert, il est arrosé
et l'herbe y est plus tendre !
c'est une tortue gourmande
Elle n'est pas ravie de nous rencontrer et tourne le dos, elle disparait rapidement dans les iris.
Pourtant Papy et Mamie ne veulent pas l'enfermer, elle semble si heureuse de se balader,
mais ils veulent repérer où elle se cache.
La température ne va pas tarder à baisser et ils voudraient la mettre dans la serre pour l'hiver, dans de la paille, ce sera plus confortable qu'avec sa boite de l'an dernier dans le cellier !
car une tortue doit hiverner pour être en bonne santé;
Ce sera alors une tortue dormeuse !

A vous, mes petits chéris, trouvez nous des qualificatifs pour cette sacrée tortue !
Papy Claude et Mamie Françoise vous embrassent très fort (6 septembre 2006)

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8-3-Poème de François pour un départ à la retraite

La Retraite
Un jour alors qu’on travaille et qu’on est âgé
une décision s’impose : la Retraite.
C’est la fin du travail :
la fin des leçons pour l’institutrice,
la fin des constructions pour le maçon,
la fin des ventes pour le vendeur,
et ... plus de temps pour s’occuper ... des petits enfants
pour les mamies.
François NAL (juin 2004)


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6 juil. 2008

Des NAL à l'Armée-1914-1918 - 1939-1945

Le site Mémoire des Hommes met à la disposition du public des bases de données réalisées à partir de fiches biographiques conservées par le ministère de la défense.Il a également pour vocation d'honorer la mémoire de celles et ceux qui ont participé ou donné leur vie au cours des conflits de l'époque contemporaine.
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Le site Mémorial GenWeb présente des relevés de Monuments aux Morts, de stèles, de cimetières militaires. Après les guerres, le pays a souhaité célébrer ses disparus, les familles ont demandé des inscriptions sur les lieux de naissances ou de vie
http://www.memorial-genweb.org/
Des NAL sont présents sur ces sites :

- pour la Première Guerre Mondiale 1914-1918



- Albert NAL - né vers 1880 dans la Drôme ? (recrutement à Montélimar) - il était soldat au 34ème RIC. Son nom figure sur les monuments de Beaulieu sur Mer (06) et d'Orange (84).

- Albert, Baptistin, Henri NAL - né en 1880 à Sisteron (Alpes de Haute Provence) - il était adjudant-chef au 255ème régiment d'Infanterie, il est Mort pour la France le 14 octobre 1915 des suites de blessures de guerre à Meurival (Aisne). Il est inhumé à la Nécropole Nationale Beaurepaire à Pontavert (Aisne).

- Albert, Jean NAL - né en 1889 à Lardier-et-Valença (Hautes Alpes) - il était sapeur 2ème classe au 5ème régiment du Génie, il est Mort pour la France des suites d'une maladie contractée en service dans l'ambulance 4/14 à Giromagny près de Belfort. Il est inhumé au Carré Militaire de Giromagny. Nous avons photographié le petit Monument aux Morts du cimetière de Lardier et Valença sur lequel son nom est inscrit. Il était l'oncle de M.Firmin NAL (de Marseille).

- Auguste, Léopold NAL - né en 1891 à Lachau (Drôme) - il était 2ème classe au 34ème Colonial, il est Mort pour la France, tué à l'ennemi à Schedereck en Serbie, le 15 septembre 1918.

- Clovis, Belfort NAL est né en 1885 à Ongles (Alpes de Haute Provence) - sa fiche ne comportait aucun renseignement. Il est bien Mort pour la France mais son dossier comportant des informations à caractère médical ne pouvait être divulgué. Un contact avec le webmaster du site Mémoire des Hommes, nous a permis d'avoir quelques renseignements qui sont maintenant sur le site (loi de juillet 2008). Il est relié à notre famille puisqu'il descend de Dominique NAL, venu de Simiane en 1728 se marier à Ongles.

- Gabriel, Fortuné NAL - né en 1877 à Simiane-la-Rotonde (Alpes de Haute Provence) - il était 2ème classe au 261ème Régiment d'Infanterie, il est Mort pour la France, tué à l'ennemi, le 8 décembre 1916 à la Côte 304-Esnes près de Verdun (Meuse). Il est inhumé dans la Nécropole Nationale d'Esnes en Argonne (Meuse) - tombe individuelle N°1479. Son nom est porté sur le Monument aux Morts de Ste Tulle (04) où ont vécu sa veuve et son fils. Il était proche de notre famille. Vivant à Simiane en 1912, il a hébergé l'arrière grand mère de Claude, Emilie Angeline BLANC veuve de Joseph NAL, jusqu'à son décès.

- Gabriel, Raphaël, Albert NAL - né en 1891 à Mane (Alpes de Haute Provence) - il était caporal au 173ème régiment d'Infanterie, il est Mort pour la France le 9 octobre 1914 des suites de blessures de guerre à l'Hôpital militaire du Vème corps à Stenay (Meuse). Il est inhumé au Carré Militaire de Stenay (Meuse). Son nom est porté sur la plaque commémorative du cimetière de Stenay et sur le Monument aux morts du village de Mane que nous avons photographié. Sa famille est originaire d'Ongles (04) et descend aussi de Dominique NAL de Simiane (04).

- Jean NAL (Jean Joseph Clovis) - né en 1890 à Apt (84) où sa mère Angeline NAL était épicière. Il a passé son enfance chez ses grands parents Joseph et Emilie NAL à la ferme du Laujon à Simiane (recensements 1896-1901-1906). Marié en 1913 à Hélène HUGUETTO de Simiane. Il a perdu la vie dans la Marne. Il est inhumé à la Nécropole Nationale de Somme-Suippe (51). Il était un jeune oncle de Camille NAL, mon beau-père. (à vérifier-possible confusion avec son frère Charles CLEMENT - ils étaient les héritiers des terrains de Villars-84)

- Léopold (Auguste-Léopold) NAL- né en 1891 à Lachau (Drôme) - il était soldat au 34ème RIC -matricule 803 du recrutement de Montélimar. Il est décédé le 15 septembre 1918 à Schedereck en Serbie. Son nom figure sur les Monuments aux Morts de Lachau (Drôme) et d'Eyghians (Hautes Alpes).

- Lucien NAL - né en 1885 à Tallard (Haute Alpes) - il était 2ème classe au 357ème Régiment d'Infanterie, il est Mort pour la France, tué à l'ennemi, le 5 mai 1915 à la Côte 830, à Metzeral (Haut Rhin). son nom figure (L.NAL) sur une plaque commémorative à Tallard.

- (Georges-barré) Stanislas, Marcel NAL - né en 1896 à Châtillon-en-Diois (Drôme) - il était caporal au 4ème Régiment du Génie, il est Mort pour la France le 16 septembre 1918 des suites de blessures dans l'ambulance 16/22 SP 11 à Villers Cotterets (Aisne). Le décès a été transcrit à St Pol-de-léon (Finistère) et figure sur le Monument aux Morts de cette ville (GM NAL).
Sur le site Mémoire des Hommes sont répertoriés les personnels de l'Aéronautique Militaire de 1914-1918 : un Georges, Marcel NAL, né à la même date et au même endroit (fils de Stanislas, percepteur à St Pol-de-Léon-Finistère et de Rose NAL), qui avant la guerre était étudiant, a quitté le Génie pour devenir élève pilote en octobre 1917.

. Urbain, Louis, Félix NAL - né en 1894 à Orange (Vaucluse) - il était 2ème classe au 1er Régiment de marche de Zouaves, il a été déclaré Mort pour la France, il a disparu lors des combats de Luyghens (Belgique)

et aussi :

- NALE Paul, Joseph - né en 1897 à Peyrins (Drôme) - il était soldat au 123ème Régiment d'Infanterie, il est Mort pour la France, tué à l'ennemi, le 31 mai 1918 à Saconin et Breuil (Aisne). Il est inhumé à la Nécropole Nationale de Vauxbuin (02). Son nom figure sur le Monument aux Morts de son village natal.
- NALLE Adrien - son nom est inscrit sur le Monument aux Morts de Marches (Drôme)
- NALLE Alexandre Auguste - né en 1891 à Savigny-sur-Braye (Loir et Cher) - il était soldat de 2ème classe au 72ème Régiment d'Infanterie, il a été déclaré Mort pour la france, il a disparu le 26 septembre 1914 dans les combats de Vaubecourt (Marne).
- NALLE Georges, Prosper - né en 1883 à Chatuzange-le-Goubet (Drôme) - il était lieutenant d'active au 140ème Régiment d'Infanterie, il est Mort pour la France, tué à l'ennemi, le 29 août 1914 à St Michel sur Meurthe (Meurthe et Moselle). Son nom est inscrit sur une Plaque Commémorative dans l'Hôtel de ville de Romans-sur-Isère (Drôme) où il habitait.
Cette guerre a été terrible et pratiquement toutes les familles ont été touchées.

- Pour la guerre de 1939-1945

- Daurian NAL - né en 1904 à Ongles (Alpes de Haute Provence). Il est mort en déportation au camp de Sandbostel (Allemagne). Avant la guerre, il était commerçant à Veynes (05). Résistant, il est arrêté à Lyon. Il fait partie du convoi qui le 15 juillet 1944 part de Compiègne (60) pour Neuengamme (Allemagne). Il est interné au camp de Sandbostel où il décède le 16 avril 1945.. Il est cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. (tome 2 p.1254). La transcription de son décès est faite en mairie de Veynes et la mention "Mort pour la France" y est ajoutée. Aujourd'hui une rue du village porte son nom, qui est aussi inscrit sur le Monument aux Morts. Merci à Christiane LE COADIC qui nous en a informés et au maire de Veynes pour les précisions apportées. Daurian NAL descend de Dominique NAL de Simiane 04).

Philippe GARNIER, petit fils de Daurian NAL nous apporte quelques rectifications : son grand père a travaillé aux Chemins de fer, qu'il a quittés après un accident, il est devenu libraire à Veynes où il a été arrêté (et non à Lyon comme le dit l'article consulté)

- Louis NAL - né en 1902 à Die (Drôme) - est un héros de la Résistance Grenobloise. Grenoble a obtenu la Médaille de la Résistance grâce aux Groupes Francs du Commandant Louis NAL, qui, bien qu'atteint de tuberculose, a continué la lutte pendant toute la guerre. Il est décédé le 13 juin 1949 à Grenoble des suites de cette tuberculose. Le 22 mars 1950, la mention "Mort pour la France" lui a été attribuée et elle est mentionnée en marge de son acte de décès. Son nom a été ajouté sur le Monument aux Morts de Die. Un Boulevard de Grenoble porte son nom, ainsi qu'une place de La Tronche (Isère). 
Merci à Roger VIGELLE, son gendre, pour les informations qu'il nous a transmises.

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19 juin 2008

8-2-Laure est arrivée

Elle est arrivée ... elle a surpris tout le monde !
Nous l'avons vue hier, elle est superbe,toute potelée, toute rose. Elle dormait, ses petits points fermés, malgré ses quatre frères qui tournaient autour du berceau, émerveillés.










A l'heure de sa naissance, mardi à 21 heures, je préparais un biberon pour Philippe. Un mouvement à une dizaine de mètres de la fenêtre de la cuisine m'a alertée : deux biches arrivaient doucement de la forêt. Elles ont brouté un moment dans le pré voisin. Puis l'une d'elles a foncé sur l'autre, tête baissée, elles sont parties en gambadant tout autour du pré, une vraie danse qui a duré plusieurs minutes avant qu'elles ne disparaissent au coin de la maison.

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16 juin 2008

8-1-Le Faisan

Rybnik juin 2008 - De bon matin, je me proméne dans le pré, il fait beau, l'herbe est à peine humide de la rosée de la nuit.
Dans le champ fraichement tondu, d'Andrzej, le voisin, je perçois un mouvement et je stoppe.
J'aperçois un superbe faisan. Il se promène tranquillement picorant une graine par ci, un insecte par là ! Son plumage éclatant, très coloré me fait penser que c'est un mâle. Il est très élégant ! Il a fière allure !
Il m'aperçoit ... et sans se presser, mais tout de même à grandes enjambées sur ses longues pattes, il se dirige vers une partie du pré qui n'a pas encore été tondue. Il file vers des herbes plus hautes. Il n'a pas l'air bien effarouché mais ma présence le gène et il s'éloigne résolument !

Il est tranquille, sa tête légèrement tournée montre qu'il me surveille (du coin de l'oeil !).

Il s'engage dans un étroit chemin au milieu des herbes folles qu'un léger vent agite.
Soudain, je le vois se redresser, il est haut sur ses pattes, le cou tendu, le bec en l'air. Il bat des ailes et pousse des cris rauques « koork-kook » (il parait qu'il criaille » !) tout en continuant à avancer très décidé !
Je le suis de loin, me demandant ce qu'il se passe ?
Peut être une femelle dans le coin ou des petits qu'il veut protéger et avertir ?

Et bien non ! Au milieu du chemin, 2 mêtres devant lui .... un jeune chat !
Un jeune chat, effrayé, qui s'aplatit au sol, les oreilles basses ... ils doivent se connaître car le faisan continue à avancer d'un pas très sûr en poussant toujours son cri rauque ... « koork-kook » et le chat s'aplatit, c'est bien lui le plus petit ! Il ne sait que faire

... avancer et chercher l'affrontement ? il ne fait pas la bonne taille !
... tourner le dos et fuir sur le chemin ? il risque de se faire attaquer par derrière !
... chercher le refuge des herbes hautes ? c'est l'inconnu et un autre faisan n'est pas loin, on l'entend criailler de temps en temps !
Il est un peu perdu !
Soudain, l'oiseau s'arrête, tourne sa tête, vers moi qui les épie au bout du chemin ... puis regarde le chat ! Il doit se dire : ils sont trop de deux !



Brusquement, le faisan se redresse encore, tout en reprenant sa marche, il pousse un "koork-koor" plus fort ... et s'envole presque à la verticale, il s'élève très vite d'un vol saccadé, au dessus du chat éberlué !



Il disparait vers la forêt !





Je viens de lire que le faisan se nourrit essentiellement de végétaux et de petits animaux invertébrés...
L'après midi, Andrzej entourait son potager de bandelettes colorées dissuasives agitées par le vent ... il pensait que des biches étaient venues goûter ses laitues.
Le gourmand était peut être le faisan malgré les traces sur le sol ... j'en ai revu depuis plusieurs ... dans les fraises de Laurent et dans le potager d'Andrzej.

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15 juin 2008

1-0-Comunidad Valenciana

La famille de Mamie Tona (Antoinette MAS) parait totalement originaire de la Comunidad Valenciana (aujourd'hui région autonome d'Espagne qui englobe les provinces de Castellon, Valencia et Alicante) et particulièrement de la province d'Alicante.
- l'origine précise des MAS nous était inconnue. D'après Mamie Tona, ils venaient d'Elche ou de Crevillente.
Les plus anciens actes concernant cette branche sont les actes de naissance, de baptême, de mariage et de décès, ainsi que le registre matricule, du père d'Antoinette : Pedro Salvador MAS né en 1879 au village espagnol de Sidi-Bel-Abbès. Ces actes ne donnent aucun renseignement sur ses parents à part leur nom (Pedro MAS et Antonia DAVO) et le fait qu'ils se sont mariés en Espagne. Leur arrivée devait être récente car le village espagnol accueillait les nouveaux arrivants. La découverte de leur acte de décès devait débloquer la situation mais les archives d'Outre Mer n'ont mis en ligne, en les indexant, que les relevés concernant les années antérieures à 1904 (les actes de 1905 à 1912 sont sur le site mais sans indexation, il faut donc lire les registres entiers ...autant chercher une aiguille dans une botte de foin ... oranien !)
J'ai écrit au "Juzgado de Paz" de Crevillente sans résultat. J'ai continué la quête d'indices !

La recherche sur les actes reçus, concernant leur fils, montre que sa marraine est Antonia ALFONSO PEREZ et son parrain Salvador ALFONSO PEREZ.
Une recherche sur ces patronymes à Sidi Bel Abbès me mène à l'acte de décès d'Antonia ALFONSO, fille de Salvador ALFONSO, qui vit à Crevillente, et de feue Maria PEREZ. Elle n'a que 10 ans et vit chez sa sœur ... au village espagnol, le déclarant est Pedro MAS, son beau frère !
Il a souvent été question, en famille, de Salvaorete (Salvador MAS), frére de Pedro Salvador, bien plus jeune que lui, qui était épicier à Sanchidrian, dans la banlieue d'Oran. La seule naissance plausible sur le site ANOM est celle en 1895 d'un enfant du couple Pedro MAS - Maria ALFONSO
J'en arrive à penser sérieusement qu'il y a erreur sur les actes concernant Pedro Salvador MAS et que sa mère ne s'appelle pas Antonia DAVO mais Maria ALFONSO. Mais il est difficile d'imaginer qu'une telle erreur ait pu être reproduite pendant plus de 70 ans. Certes Pedro Salvador MAS ne savait ni lire ni écrire.

Août 2014 : une annonce du GAMT (Généalogie Algérie Maroc Tunisie) m'incite à aller voir les relevés des décès de l'année 1907, faits par les membres de l'association. Un Pedro MAS y figure et sa date de décès est indiquée !
Le site des ANOM (Archives Nationales d'Outre Mer) me permet de retrouver facilement l'acte grâce à la date relevée. Bingo !
La déclaration du décès a été faite par Ana Maria VERDU épouse de Pedro MAS, ce sont les parents de Mamie Tona ! Il est indiqué qu'elle est la belle fille du décédé et elle signe. Nous sommes sur le bon acte. Et surprise ! Ce Pedro MAS, né vers 1843 à Crevillente, est fils d'autre Pedro MAS et de Antonia DAVO. Son épouse s'appelle Maria ALFONSO.

Énigme résolue ! Il y avait bien erreur sur tous les actes concernant Pedro Salvador MAS, y compris sur sa fiche matricule, récemment récupérée, le nom de sa grand mère paternelle avait remplacé celui de sa vraie mère.


- la famille de sa mère a été plus facile à cerner. Ana Maria VERDU est née en 1879 à Oran de José Francisco VERDU (né en 1843 à Pinoso) et Antonia QUESADA (née en 1849 à Oran).
L'acte de mariage de José VERDU et d'Antonia QUESADA en 1870 à Oran, indique que la père du marié est présent ( Juan VERDU) et que sa mère (Ana Maria BOLINCHES) est décédée à Oran en 1859.
Le responsable de la paroisse de Pinoso a répondu à un de mes courriers, en envoyant l'acte de naissance de José et en indiquant que sa mère était aussi une VERDU. Il n'a hélas pas donné suite aux autres courriers !
Cependant un contact avec Jean Marc RODRIGUEZ (pasteur près de Grenoble) a permis de développer cette branche qui est aussi celle de son épouse Anne Lyse et de trouver des compléments en ascendance et en descendance.
D'autres contacts avec Françoise JOUVEAU et Anne Marie MINGUEZ ont permis de retrouver des cousinages avec ces VERDU installés en Oranie.
Ces VERDU et ces BOLINCHES sont tous de Pinoso et de Monovar.

- Le patronyme BOLINCHES m'a intéressée car je le retrouve aussi dans ma famille. Maria RUBI, la tante de Tonton Jo (Joseph RUBI) avait épousé un Antonio BOLINCHES vers 1910 à Oran. Leur origine est Llosa de Ranes, à environ 90km au Nord de Pinoso et Monovar
C'est un nom peu courant, il serait amusant de trouver un lien.

- L'acte de naissance, en 1849 à Oran, d'Antonia QUESADA n'était pas répertorié aux archives d'Outre Mer. L'A.P.C. d'Oran m'en a envoyé une copie. C'est probablement la 1ère personne de la famille née à Oran.
Ses parents Agustin QUESADA (né en 1824 à Crevillente) et Antonia CERDAN (née en 1827 à Aspe) sont indiqués sur cet acte.
Nous avons retrouvé au CAOM, l'acte de décès d'Agustin en 1881 à Oran, il confirme son origine mais là encore Crevillente n'a pas répondu à nos interrogations.
Aspe est le village d'origine des CERDAN. Très nombreux, ils sont sans doute parents. La famille du boxeur Marcel CERDAN est aussi d'Aspe.

Une visite du village en juin 2016 nous amène à la mairie. Devant nos interrogations, un aimable employé nous amène au presbytère, où une adorable dame nous promet de chercher des renseignements sur ces CERDAN. Ce qu'elle a fait rapidement en nous envoyant l'acte de baptême d'Antonia (mi madre es tambien una CERDAN !).
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4-1-Les VILLIERES

Mon grand père paternel Franck Joseph VILLIERES est né en 1890 à Tulle, préfecture de la Corrèze.


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Notre Famille en Provence

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Le Livre des NAL

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8 juin 2008

Recette Provençale-Soupe à l'ail

5 ou 6 gousses d'ail épluchées - 2 cuillères à soupe d'huile d'olive - 2 cuillères à soupe de farine - 1/2l d'eau - 2 jaunes d'oeuf ou 1 oeuf par personne
-----------------------------------
Faire dorer les gousses d'ail dans l'huile d'olive. Ajouter la farine.
Remuer jusqu'à ce que la farine fasse "la fleur" (petites bulles).
Ajouter l'eau. Remuer sans arrêt jusqu'à épaississement.
Laisser cuire à feu doux pendant 1/4h;
En fin de cuisson,lier avec deux jaunes d'oeufs, hors du feu.

On peut, à la place, ajouter 1 oeuf entier par personne à cuire 3 minutes dans la soupe sur feu doux.



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Recettes de là-bas-Paella de Mamie Tona

Côtes de porc d'échine - 3 oignons - 3 gousses d'ail non épluchées - 3 grosses tomates - un bouquet de persil - 1 boite de poivrons rouges en conserve - 1 boite de pois chiches en conserve - huile d'olive - sel - poivre - safran ou spigol - riz
-----------------------------------------------
Faire dorer les côtes de porc (coupées en morceaux) à la poêle dans un peu d'huile. Réserver.
Faire dorer les oignons en rondelles fines et les gousses d'ail. Ajouter le persil ciselé puis les tomates en morceaux. Laisser diminuer de moitié.
Ajouter l'eau des boites de poivrons et de pois chiches.
Saler, poivrer, ajouter le safran et amener à ébullition.
Mettre les poivrons coupés en lanières.
Ajouter le riz, cuire 15 mn.
Ajouter les pois chiches. laisser le tout à feu doux 5 à 10 mn. Goûter !


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Recettes de là-bas-Potaje

1 jarret de porc salé -

Déja rédigée ... sur mon ordinateur à Marseille !
Cette recette sera recopiée dès notre retour de Pologne.

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Recette Limousine-Potée de Mamie Charlotte

Saucisses de ménage - lardons nature - couennes de lard ou de jambon cru.
1 chou vert (cuit avant, 5 mn,, coupé en morceaux, dans un fond d'eau à l'autocuiseur-égoutter et jeter l'eau) - 1 ou 2 navets et 1/2 à 1kg de carottes en rondelles - 1 morceau de céleri - bouquet garni - 3 oignons - 2 pommes de terre coupées en 4 par personne - sel, poivre - 1/4 l de vin blanc sec




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Faire sauter rapidement lardons, couennes coupées en morceaux, saucisses avec ou sans huile dans une cocotte.
Ajouter les légumes, l'assaisonnement, le vin blanc et 1 dl d'eau.
Cuire à couvert 1h1/2 à 2h (en autocuiseur 1/2h à 3/4h à partir du sifflement de la soupape).
On peut ajouter des épices (clou de girofle ...)

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Recettes de là-bas-Gazpacho oranais

La recette détaillée, rédigée par mes soins, se trouve aussi sur le site de mon amie Josselyne POUDEVIGNE

Cette recette est un amalgame de celles de ma belle mère Antoinette MAS-NAL (dite Blanchette) qui tenait la Brasserie NAL à St Eugène et de mes tantes Rosalie et Angèle CIRERA-MIRALLES du Ravin Raz El Aïn et de St Rémy, chez qui j'ai mangé les meilleurs gazpachos de mon enfance.

PREPARATION : Pour 10 personnes environ (un gazpacho ne se mange pas tout seul ... et en plus c'est excellent réchauffé ...(s'il en reste !). Éviter avant l'apéritif trop consistant : une anisette et quelques olives en regardant gonfler la pâte et prévoir un dessert léger !

Il faut commencer par faire la "galette" : 1kg de farine, du sel, un peu d'eau ... on travaille tout ensemble pour former une boule, il est plus facile de la pétrir par moitié pendant 15mn pour bien assouplir la pâte. Graisser légèrement à l'huile d'olive une tôle à pâtisserie, placer une des 2 boules de pâte sur cette tôle et l'aplatir à la main sur 1 cm d'épaisseur environ. L'étalement au rouleau me plait moins, chacun ses goûts ! Il faut sentir vivre la pâte. Graisser le dessus de la pâte avec un peu d'huile d'olive au pinceau ou à la main. Enfourner à four très chaud (Th 7/8). Cuisson rapide, la pâte doit juste coaguler et rester blanche, la tourner quand un côté est prêt - 7 mn environ de chaque côté. Faire pareil avec la 2ème boule. Les laisser refroidir. Il faudra, à la main dédoubler chaque galette (en morceaux c'est plus facile) et couper en espèces de carrés de 1,5 à 2cm de côté. Garder tout çà à l'abri de la sécheresse, recouvert d'un torchon par exemple.

Puis on prépare le bouillon : Il faut pour cela des viandes, des légumes, des épices ...et de l'eau.
Les viandes doivent être variées, au moins 5 sortes différentes : nous mettons en général poulet (1/2), canard (1/2), lapin (1/2), porc (2 côtes d'échine) et pigeon (1). Ces viandes sont coupées en morceaux (prêts à être servis).
Les légumes : 3 carottes et 2 navets en rondelles, 1 poireau, 1 oignon et 1 branche de fenouil frais du jardin en petits morceaux (ou un morceau de bulbe), 2 gousses d'ail épluchées entières.Sel, poivre, un peu de thym, du spigol si vous voulez.
On met tout ensemble dans une marmite, juste recouvert d'eau et on fait cuire 15mn à feu doux (à partir de l'ébullition) Ensuite on égoutte soigneusement le tout (en récupérant bien sûr le bouillon).
On sépare les viandes des légumes et on réserve les 2.

Cuisson finale : Le mieux est un feu de bois et une grande paellera. En cas de pluie ou de mistral (ou de tramontane ou de bise selon votre secteur !), la cuisinière fera l'affaire en allumant plusieurs feux sous la grande poêle mais ce sera un peu moins bon !
Faire revenir à l'huile d'olive rapidement (juste pour les dorer) les différentes viandes en morceaux, les retirer et les réserver.
Mettre à la place 1kg d'oignons émincés, ajouter 1kg (ou plus selon votre goût) de tomates (pelées, et débarrassées de leurs pépins et eau en excès). Faire fondre tout çà ensemble, recouvrir du bouillon que l'on a mis de côté, goûter et rectifier l'assaisonnement, donner un bon bouillon, ôter du feu. .... et attendre les invités.

Ce plat typique d'Oran est peu connu, je n'ai jamais rencontré un journal de cuisine qui en parle et même certains livres de cuisine "pieds noirs" ne le citent pas. Alors autant faire un peu d'éducation, succès garanti !

Remettre la poêle sur le feu, faire mettre la galette en morceaux dans la sauce préparée (oignons, tomates, bouillon), la laisser gonfler 5 à 10 mn. Faire ajouter les viandes et les légumes, mélanger et laisser cuire encore 10 mn en "touillant" pour que çà n'accroche pas au fond ! Ne pas hésiter à ajouter de l'eau. Goûter, c'est prêt quand la galette est souple sous la dent.Servir chaud et ...en général resservir peu après !
Le régime, c'est pour le lendemain ! ... Bon appétit !


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Gâteau au Yaourt et aux fruits

1 yaourt nature entier (garder le pot) - 3 pots de farine - 2 pots de sucre cristallisé - 1 pot d'huile - 3 oeufs - 1 sachet de levure chimique - 1 sachet de sucre vanillé - 1 pincée de sel.
Fruits frais ou en conserve au choix = ananas en tranches, pommes, poires ...

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Caraméliser le moule (voir recette du gateau de pain). Disposer les fruits de façon esthétique sur le caramel.
Mélanger tous les ingrédients . Verser sur les fruits dans le moule caramélisé.
Cuire à four moyen 180°C, baisser en fin de cuisson à 150°C.
Démouler chaud pour eviter le durcissement du caramel.


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Gâteau de pain

200 à 250 g de pain (ou de brioche) rassis, trempé à l'eau et pressé très soigneusement - 1/4 l de lait - 3 oeufs - 100g de sucre en poudre
Garniture et parfum au choix (raisins secs, fruis secs : amandes, noix, noisettes, sucre vanillé, orange confite, fruits confits, confiture, compote, fruits divers : pomme, poire ...etc, rhum, liqueur ...)

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Caraméliser un moule métallique : sur la plaque électrique ou le bruleur à gaz, mettre le moule contenant 10 morceaux de sucre et 1 cuillère à soupe d'eau, laisser le sucre se transformer en caramel et, en tournant le moule le répartir sur le fond et les parois.
Dans un saladier mélanger tous les ingrédients choisis. Verser dans le moule caramélisé.
Cuire à four au bain marie (dans la lèche frite contenant 1 doigt d'eau) 1 heure à 180°C (baisser à 150°C si le dessus se colore trop)


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Yaourts maison

1,5 l de lait - 1 yaourt nature du commerce -
1 grande boite plastique hermetique (type multiservices Tupperware ou autre) et des pots adaptés à la boite
Mesurer 3/4 de litre de lait, le mettre à bouillir dans une casserole.
Pendant ce temps mélanger soigneusement au fouet le reste du lait froid et un yaourt du commerce (ou un yaourt de la fabrication précédente).
Quand le lait bout, mélanger au fouet les deux préparations. Placer les pots ouverts dans la grande boite, les remplir du mélange.
Remplir la boite d'eau chaude du robinet (60°C = température classique du chauffe-eau) entre les pots.
Fermer hermétiquement le couvercle de la grande boite.
Maintenir dans un endroit tiède près de la cuisinière ou d'un radiateur.
Le temps de développement des bacilles lactiques varie avec la température ambiante (5 a 6 h en moyenne)
Quand la consistance du yaourt convient, fermer les petits pots et mettre au frais.
Déguster nature, sucré, ajouter du caramel liquide, de la confiture, un sirop de fruit ... etc ... au choix

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4 juin 2008

3-Notions rapides sur la généalogie en France et ailleurs

En France

Avant 1539, il est très difficile de retrouver trace d’une naissance, d’un mariage ou d’un décès.. Seules les minutes notariales, très dures à lire, souvent en latin, peuvent apporter quelques renseignements. Si le personnage recherché n’est pas « né », noble ou bourgeois, il sera pratiquement impossible de progresser.

-1539 - François 1er par l'ordonnance de Villers-Cotterets rend obligatoire la tenue de registres de baptêmes par les paroisses, ceci pour des raisons de politique intérieure, particulièrement pour connaître l’âge de la majorité juridique des personnes (l'ordonnance a été ignorée dans le Midi en général).

-1563 - le Concile de Trente rend obligatoire, par toutes les paroisses, l'enregistrement des baptêmes pour éviter les mariages entre parents.

-1579 - l'ordonnance de Blois instaure la tenue des registres B.M.S.( Baptêmes, Mariages, Sépultures) par les paroisses.

De l’ordonnance de Villers-Cotterets à celle de Blois, et malgré quelques appels intermédiaires, les registres tenus et conservés sont rares et ne contiennent que des actes de baptêmes très sommaires. Ainsi, à Simiane-la-Rotonde, les Registres paroissiaux débutent vers 1590.

-1667 - Le Code Louis instaure le double registre B.M.S. et les signatures.(les Bouches-du-Rhône avaient devancé cette date).

-1674 - les registres doivent être tenus sur papier timbré.

-1694des registres de contrôle des actes sont établis et permettent de retrouver toutes sortes de documents officiels (contrats de mariage par exemple).

Si l’on connaît la date et le lieu du mariage, il faut alors rechercher dans le contrôle des actes série 2 C aux AD , sur une période d'un mois (15 jours avant, 15 jours après le mariage. S'il y a eu contrat, il sera obligatoirement mentionné (nom du notaire, date de l'acte, type d'acte, noms des parties).

Si l’on ne connaît pas la date, ni le lieu du mariage : alors bon courage, il faut examiner tous les registres du contrôle des actes.

Il n'y avait pas des bureaux de contrôle partout.

Avant 1694 : il n’existe aucune table.

Ce contrôle n’existe plus après la Révolution Française.

-1736 - il devient obligatoire de déposer un registre au greffe.

- une déclaration royale exige l’indication de la filiation sur les actes de mariage

-1792 - L'Etat Civil non religieux est créé
- il devient obligatoire de créer des tables annuelles et décennales à partir des registres ( appliqué de façon générale à partir de 1803).

Il a fallu en peu de temps remplacer les religieux par des laïcs (non nobles) pour tenir l’Etat Civil de plus de 30000 communes, tous n’étaient pas des érudits, de plus les déclarants étaient souvent illettrés et parlaient le patois local, cela complique quelques fois la recherche généalogique pour le début du XIX ème siècle. Ensuite, la scolarisation gagne du terrain et les secrétaires de mairie s’améliorent.

-1792 - le 20 Septembre, le divorce est autorisé, il le sera jusqu'en 1816 date de son abolition au moment de la Restauration.

Il ne sera de nouveau autorisé qu’en 1884.

- de Septembre 1793 (An II) à Décembre 1805 (An XIV), le Calendrier Républicain est mis en usage par la Révolution. (v. en annexe la table de concordance avec le calendrier actuel)

-1794 - création des archives centralisées et ouvertes au public.

-à partir de la Révolution : table des contrats de mariages, ou des testaments, série 2 Q.. Les registres de contrôle des actes sont supprimés

-1796 - création des archives départementales.

-
pendant les ans 7 et 8 de la République (1800-1801), les mariages ont été célébrés au chef lieu de canton et non dans la commune de résidence.

-1823 - filiation et coordonnées de naissance sont rendus obligatoires sur l’acte de décès.

-1850 - l’existence (ou la non existence) d’un contrat notarié de mariage est indiquée obligatoirement sur l’acte correspondant.

Si un contrat a été fait le nom du notaire, les noms des parties, le lieu, et la date sont indiqués.

Avant cette date, il n'y avait aucune obligation de mentionner le contrat de mariage. Certains curés sous l'ancien régime mentionnaient le fait après le mariage.

-1877 - création du livret de famille.

-1884 - le 27 Juillet, le divorce est rétabli.

-1897 - le mariage doit être inscrit en mention marginale sur l'acte de naissance.

- le divorce est mentionné en marge de l’acte de mariage

-1913 - les tables décennales prennent en compte le nom de l’épouse pour les classements des tables de mariage.

-1922 - les date et lieu de naissance des parents sont indiqués sur l’acte de naissance.

-1945 - le décès est inscrit en mention marginale sur l'acte de naissance (la mairie du lieu de décès est tenue d’avertir la mairie du lieu de naissance).

Aujourd'hui les archives nationales, départementales et communales sont ouvertes au public. Des restrictions étaient imposées pour préserver l'intimité des personnes, ainsi les actes d'Etat Civil de moins de 100 ans n'étaient pas consultables. Cependant les tables décennales des décès étaient, en principe, consultables par tous. La nouvelle loi de juillet 2008 a ramené le délai à 75 ans.

Dans chaque dépôt d'archives, le fond est classé en séries de façon identique.

Par exemple,
les séries A à H concernent l’Ancien Régime
série B : la Justice Ancien Régime, les Parlements (procès, insinuations...)
série C : administration provinciale (archives fiscales, impôts...)
série E contient l'Etat Civil, les Archives Paroissiales, les archives notariales (3E ou 4E selon les dépôts), les fonds de famille ...
série F : acquisitions (dont fonds de famille)
série I : fonds protestants
les séries L concernent la Révolution
les séries M à V et X et Y : les périodes postérieures à 1800
série M : Administration Générale (recensements, listes électorales, fonctionnaires...)
Des recensements ont été effectués pour les années suivantes = 1836 1841 1843 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 – mais quelquefois ils n’ont pas été conservés.
série Q : Domaines (dont fonds de l’enregistrement et des hypothèques)
série U : Justice après 1800 (procès, répertoires des notaires...)
série X : Assistance Publique
série Y : Prisons (registres d’écrou)

Il existe des répertoires et des inventaires précis pour chaque dépôt d’archives. L’accès des dépôts d’archives est, en principe, libre et gratuit en France. Il est établi une carte de lecteur.


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2-Quelques notions géographiques


Notre famille, et les patronymes qui font notre histoire, ont été présents en de nombreux endroits de notre vaste monde.
Les cinq continents :

  • L'Afrique : nos familles n'ont vécu, semble-t-il, que dans trois pays de ce continent :
- l'Algérie (et particulièrement l'Oranie) a été la terre d'accueil, avant 1849, des ancêtres espagnols de Claude : les QUESADA et les CERDAN. Les VERDU ont suivi vers 1850. Les MAS et les DAVO ne sont venus que vers 1875. Ils venaient tous de la région d'Alicante.
Le patronyme NAL ne se retrouve, pour nous qu'après 1920 (d'autres NAL dont la parenté n'est pas avérée vivaient à Oued Zenati dès 1897).
Mes propres ancêtres espagnols sont arrivés dans la même région entre 1881 et 1884. Les SALAZAR et les MARTIN puis les CIRERA  venaient tous de la région d'Almeria.
- La Tunisie a vu arriver avant 1910 les KRUGER (venant de Paris et de Lorraine) et les BEAUVAIS (bretons) ancêtres maternels de Benjamin et de Ludovic.

- Le Niger : Claude n'y a passé que 6 mois, durant son service militaire, mais ce séjour à Dirkou l'a profondément marqué

  • L'Amérique : aucune famille directe, quelques soupçons de cousins expatriés, particulièrement des DE MOTA de Ragol (Almeria) mais il faudra les trouver !
Le patronyme NAL est fréquent en Amérique Centrale particulièrement en Martinique. La famille de notre correspondante Marie Victoire NAL est issue de Médard, affranchi en 1848 au Précheur. Il semble qu'il ait eu une descendance importante. Fort de France est aujourd'hui la ville française où les NAL sont les plus nombreux.
Quelques NAL sont attestés à Marie Galante au début du 18ème siècle. Guillaume NAL épouse Françoise CHEUZEL en 1717 à Capesterre mais nous ne savons pas d'où il venait.
  • L'Asie : là encore aucune famille directe sur ce continent.
Le nom NAL se retrouve en Indes, au Pakistan, au Cambodge
Les CIRERA sont nombreux aux Philippines, peut être descendants d'espagnols expatriés ?

  • L'Europe semble vraiment être le berceau de nos familles.
D'abord la France et ses différentes régions, on y retrouve aujourd'hui tous les patronymes de nos ancêtres (voir carte de France).

L'Espagne a vu naître tous les ancêtres maternels de Claude et tous mes ancêtres paternels. Benjamin et Ludovic ont aussi des racines maternelles du côté de Cuevas de Vinroma (Comunidad Valenciana).

L'Italie et particulièrement le Piémont sont le berceau des MONET, des PONTEIL ... de Claude. On y retrouve aussi l'ascendance maternelle GROLLA d'Emmanuelle et de Fabienne. 
Notre Michel PAUPHILLE, créateur de la Manufacture d'Armes de Tulle en 1690 était peut être d'origine italienne ?

Un ascendant de mes corréziens, André FOROT est venu vers 1702 depuis Liège (Belgique) pour exercer ses talents d'armurier à Tulle.

L'Allemagne a vu naître de nombreux ancêtres de François, Olivier, Sébastien, Xavier et Claire. L'expansion germanique les a amenés en République Tchèque, en Slovénie (Lubliana), en Bosnie (Banja Luka).

Enfin la Pologne est le pays de naissance de Joseph, Thomas, Matthieu, Philippe et Laure. Leur ascendance maternelle y est certaine. La Lithuanie a vu naître des ancêtres plus lointains.

Nous sommes donc franchement des EUROPEENS !

  • L'Océanie n'a pas encore (semble-t-il) vu passer les nôtres, sauf pour quelques voyages d'agrément ou de travail.  Alors, les enfants ... un continent à explorer ?

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1-Oran nous a vus naître


tous les deux.Claude est né en 1941 au 5 rue de la Bastille, Françoise est née en 1942 au 43 rue d'Arzew ... tout près de là.
Certains ancêtres de Claude
y sont arrivés peu après la conquête de la Barbarie par la France.

  • Agustin QUESADA et son épouse Antonia CERDAN, sans doute mariés en Espagne, à Crevillente ou à Aspe (provincia de Alicante), ont du émigrer vers 1845. La première trace trouvée est la naissance de leur fille Antonia QUESADA le 14 mai 1849 à Oran. Agustin était, en 1881, débitant de liqueurs dans une rue du nouveau centre d'Oran (Bd Seguin)
  • Les VERDU sont aussi venus d'Espagne, un peu plus tard. José Francisco VERDU, fils de Juan VERDU, est né à Pinoso (Alicante) en 1843. Sa mère Ana Maria BOLINCHES est décédée à Oran rue Ponteba (dans le quartier de la Marine) en 1859. José VERDU a épousé Antonia QUESADA en 1870. Les VERDU étaient transporteurs. Leur petite fille Antonia avait entendu dire qu'ils avaient transporté la vierge de Santa Cruz de la Marine jusqu'à la Basilique.
  • Les MAS sont les derniers venus d'Espagne. Pedro MAS et Antonia DAVO se sont mariés en Espagne, peut être à Elche (Alicante) ? Leur fils Pedro Salvador MAS est né en 1879 au village espagnol de Sidi Bel Abbès qui accueillait les émigrés récents. Ce fils a épousé Ana Maria VERDU, il était transporteur.
  • Camille NAL a été le plus récent arrivé à Oran, quittant sa Provence natale en 1920 pour son service militaire. Il y a connu Antoinette MAS. Leurs 5 enfants sont nés à Oran. Il a été coiffeur rue d'Alsace Lorraine, il a créé la Brasserie NAL sur l'Avenue de St Eugène puis une laverie automatique 13 rue Lacépède.
Les ancêtres paternels de Françoise ont émigré, venant aussi d'Espagne à la fin du XIXème siècle.
  • Antonio SALAZAR et son épouse Maria MARTIN sont tous deux nés à Dalias (Almeria). A la recherche de meilleures conditions de vie, ils se sont d'abord installés à Linares (Jaén) où est née leur fille, Antonio y a travaillé dans les mines. Ils ont du arriver à Oran vers 1882. Il avait trouvé du travail comme puisatier. Il est, hélas, décédé à la suite d'un accident survenu dans un puits d'Arcole en 1886, laissant son épouse et une petite fille de 8 ans Rosalia Severiana SALAZAR.
  • José Antonio CIRERA, orphelin de mère, a quitté sa famille et son village natal de Ragol (Almeria) en 1884. Il a rapidement fait venir son père et sa seconde famille. En 1900, il a épousé Rosalia Severiana SALAZAR. Leurs onze enfants sont nés à Oran. José Antonio était jardinier. Il a été métayer de la famille SOMMARIVA-MAREGIANO qui l'avait accueilli en 1884. Homme avisé, il plaçait ses économies dans l'achat d'immeubles. A son décès, il a laissé à son épouse et à ses enfants : un jardin maraîcher au Ravin Raz-El-Aïn, une maison à l'angle des rues Maréchal Lannes et Herzog à Miramar, une autre maison rue de Nancy aussi à Miramar, une maison rue des Pyrénées à Carteaux. Ses investissements ont permis à sa famille de vivre décemment après son décès.





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